C'est une condamnation!
Je suis rendu à l'épisode 5 et c'est très problématique. À chaque fois, aux alentours du milieu de l'épisode, je me dis que je vais enfin pouvoir annoncer que Clannad devient meilleur. Mais à chaque fois, je reçois la preuve que non, c'est définitivement poche.
Et pourtant, ça a tous pleins de qualités. Y'a des moments très sympatiques et rigolos, des séquences d'animation parfois surprenantes et des plans intrigants. En fait, de tous les animes mous que j'écoute, c'est probablement celui qui est animé de manière la plus cinématographique du lot.
Malheureusement, les défauts inhérents et généralisés des animes ressortent sans cesse. La musique apparait sans but, à contre-courant avec ce qui se passe et sans aucune signification intéressante; le voice acting est plutôt lamentable et on ne parlera pas des sons d'ambiances (ils sont inexistants). Comme si tout le budget était dans le visuel et plus rien pour la bande-son. Dommage.
Mais hey! Sérieux, l'ending est vraiment bon. La tune est suffisante pour agir comme une carotte sur un bâton et me forcer à écouter d'autres épisodes. Je pense même que je pourrais la faire jouer en loop dans un lecteur mp3.
Donc ouais. Force est d'admettre que je me tape 25 minutes de Clannad pour 1 minute d'ending. Tapon narF.
Sur une note positive, je vais essayer de ne plus chialer à propos de Clannad dans mon blogue tant et aussi longtemps que je n'ai pas la preuve que c'est devenu bon. Il y a toujours ben des limites à m'entendre chialer!
mercredi 20 février 2008
mercredi 30 janvier 2008
Clannad épisode 2 - Emo to the core!
Attention, ce post est vraiment radioactif. J'y bat un nouveau record de chialage! Yahoy!
Ok, donnez moi UNE SEULE bonne raison de pourquoi ils n'ont pas mis cet épisode en premier à la place de l'horrible platitute qu'était le premier? Il était pas vraiment beaucoup mieux mais au moins, il était un peu mieux. Bah, au début en tout cas. Parce qu'après ça, ouch!
J'en revient pas comment cet anime peut être misogyne. Sérieux, le gars est totalement imbu de lui-même et semble se considérer comme un dieu protecteur de toute les jolies filles de l'école. Et évidemment, les filles en questions sont toutes soit faibles, maladroites, stupides, incapables de quoi que ce soit, bébé-lala, mésadaptées socialement ou simplement sans aucune confiance personnelle d'aucune sorte. Très valorisant je suppose...
Oh et j'imagine que Mikuru (de la Mélancolie) a fait des tonnes de bébés hein. Parce que tous les perso féminins de cette série semble être des clones d'elle, surtout les yeux. Seul la coiffure change.
Ensuite, pour revenir au perso principal, c'est vraiment un foutu Emo! Non mais ça n'a juste pas d'allure comment il est extrême dans l'haïssement de son père. Petite crise d'adolescence, et hop, on s'enfuit de la maison en courant.
Ouf! Je pense que je viens de battre un record personnel. Je n'ai jamais autant chialé! C'est ça qui arrive quand on devient étudiant de cinéma. On critique tout ce qui bouge. Ça devient pénible hein?
Ok, donnez moi UNE SEULE bonne raison de pourquoi ils n'ont pas mis cet épisode en premier à la place de l'horrible platitute qu'était le premier? Il était pas vraiment beaucoup mieux mais au moins, il était un peu mieux. Bah, au début en tout cas. Parce qu'après ça, ouch!J'en revient pas comment cet anime peut être misogyne. Sérieux, le gars est totalement imbu de lui-même et semble se considérer comme un dieu protecteur de toute les jolies filles de l'école. Et évidemment, les filles en questions sont toutes soit faibles, maladroites, stupides, incapables de quoi que ce soit, bébé-lala, mésadaptées socialement ou simplement sans aucune confiance personnelle d'aucune sorte. Très valorisant je suppose...
Oh et j'imagine que Mikuru (de la Mélancolie) a fait des tonnes de bébés hein. Parce que tous les perso féminins de cette série semble être des clones d'elle, surtout les yeux. Seul la coiffure change.
Ensuite, pour revenir au perso principal, c'est vraiment un foutu Emo! Non mais ça n'a juste pas d'allure comment il est extrême dans l'haïssement de son père. Petite crise d'adolescence, et hop, on s'enfuit de la maison en courant.Ouf! Je pense que je viens de battre un record personnel. Je n'ai jamais autant chialé! C'est ça qui arrive quand on devient étudiant de cinéma. On critique tout ce qui bouge. Ça devient pénible hein?
Clannad épisode 1 - Est-ce que quelqu'un pourrait me tuer?
Je viens d'écouter le premier épisode de Clannad et je veux mourir tellement c'était mauvais. On aurait dit que l'épisode essayait de condenser tout ce qui était cool de Kanon en un seul épisode. Résultat, pas la moindre parcelle d'histoire, des personnages clichés et quasiment rien de drôle ou d'intéressant.
Je suis méchant hein? Je suis chialeux hein? Bah, il ne faut pas trop s'en faire avec ça. D'abord, ça ne va pas m'empêcher de continuer de l'écouter tranquillement. Si c'est comme Kanon, ça va devenir super bon dans 5 ou 10 épisodes.
Oh mais rassurez-vous! Je n'ai pas trouvé ça 100% nul. J'ai trouvé ça seulement 99% nul. En effet, le générique de fin était excellent. C'est rare hein? Bon, excellent est probablement un peu exagéré. Mais c'était certainement meilleur que le restant de l'épisode qui le précédait.
Je suis méchant hein? Je suis chialeux hein? Bah, il ne faut pas trop s'en faire avec ça. D'abord, ça ne va pas m'empêcher de continuer de l'écouter tranquillement. Si c'est comme Kanon, ça va devenir super bon dans 5 ou 10 épisodes.
Oh mais rassurez-vous! Je n'ai pas trouvé ça 100% nul. J'ai trouvé ça seulement 99% nul. En effet, le générique de fin était excellent. C'est rare hein? Bon, excellent est probablement un peu exagéré. Mais c'était certainement meilleur que le restant de l'épisode qui le précédait.
vendredi 4 janvier 2008
Les soeurs Minami - épisode 3 - trop de ragoût
Il y a peu de différences entre Minami-Ke et Lucky Star mais les différences sont énormes. Par exemple, dans les deux séries, il ne se passe totalement rien. Mais dans Minami-Ke, il ne se passe rien pendant plus longtemps.
Pour le reste, c'est une question de goût. Et aussi de talent de la part de ceux qui écrivent l'histoire. Parce qu'un mauvais gag qui dure 15 secondes, tu tends rends même pas compte. Mais un mauvais gag qui durent la moitié de l'épisode, ça fait plus mal.
* * *
En passant, un concours de boire beaucoup de lait, ça me fait penser à la fois où j'avais organisé un concours de boire beaucoup d'eau. C'était dans le but de faire digérer tout le sucre ingéré par mes invités et je dois avouer que ça semble avoir marché sur le coup. Mais quand on y pense, ce n'est pas une très bonne idée. Alors avec du lait, j'imagine que c'est beaucoup plus pire.
Pour le reste, c'est une question de goût. Et aussi de talent de la part de ceux qui écrivent l'histoire. Parce qu'un mauvais gag qui dure 15 secondes, tu tends rends même pas compte. Mais un mauvais gag qui durent la moitié de l'épisode, ça fait plus mal.* * *
En passant, un concours de boire beaucoup de lait, ça me fait penser à la fois où j'avais organisé un concours de boire beaucoup d'eau. C'était dans le but de faire digérer tout le sucre ingéré par mes invités et je dois avouer que ça semble avoir marché sur le coup. Mais quand on y pense, ce n'est pas une très bonne idée. Alors avec du lait, j'imagine que c'est beaucoup plus pire.
jeudi 3 janvier 2008
Être dessiné par Lucky Star épisode 19
Je sais maintenant plusieurs choses après avoir vu cet épisode.
Je sais par exemple que je ne veux plus jamais revoir cet homme nu. Ça c'est une certitude.
Je sais aussi que la prof fait vraiment pitié. C'est carrément triste de la voir encore et toujours célibataire. J'espère qu'elle sera plus chanceuse d'ici la fin de la série. Il faut avoir un minimum de respect envers ses personnages!
Oh et je sais aussi que les jokes dans Lucky Star commencent à devenir un peu répétitives. Surtout que l'horrible Monsieur-Madame n'est pas apparu du tout, ce qui est totalement déplorable. Ben... en fait, on ne l'a pas vu mais on a entendu sa charmante et mélodieuse voix très masculine.
Par contre, je sais que je n'avais jamais vu de Loli-Godzilla de toute ma vie. Ça c'est une certitude aussi. Et ça aide à se replacer la mentalité dans le bon sens.
Mais à voir l'autre folle qui protège sa main avec passion (elle est dessinatrice après tout), j'en viens à me demander si ça ne serait pas une bonne idée que je me mette à protéger mes mains ou mes yeux. C'est assez primordial quand on y pense. Peut-être une assurance?
C'est compliqué de savoir autant de choses!
Je sais par exemple que je ne veux plus jamais revoir cet homme nu. Ça c'est une certitude.
Je sais aussi que la prof fait vraiment pitié. C'est carrément triste de la voir encore et toujours célibataire. J'espère qu'elle sera plus chanceuse d'ici la fin de la série. Il faut avoir un minimum de respect envers ses personnages!Oh et je sais aussi que les jokes dans Lucky Star commencent à devenir un peu répétitives. Surtout que l'horrible Monsieur-Madame n'est pas apparu du tout, ce qui est totalement déplorable. Ben... en fait, on ne l'a pas vu mais on a entendu sa charmante et mélodieuse voix très masculine.
Par contre, je sais que je n'avais jamais vu de Loli-Godzilla de toute ma vie. Ça c'est une certitude aussi. Et ça aide à se replacer la mentalité dans le bon sens.
Mais à voir l'autre folle qui protège sa main avec passion (elle est dessinatrice après tout), j'en viens à me demander si ça ne serait pas une bonne idée que je me mette à protéger mes mains ou mes yeux. C'est assez primordial quand on y pense. Peut-être une assurance?C'est compliqué de savoir autant de choses!
mercredi 2 janvier 2008
Lucky Star et l'horrible Monsieur-Madame : épisode 11

L'horrible Monsieur-Madame a été repéré à nouveau dans l'épisode 11 de Lucky Star.
On le/la voit dans le train. Konata raconte qu'elle s'était trompé d'arrêt de son train et que quelqu'un lui a volé sa place. Et ce quelqu'un, c'est évidemment la personne de sexe indéterminé! Si l'incroyable Monsieur-Madame est devenu un voleur de place, est-ce que ça l'autorise pour autant à porter une jupe?
Soyez assuré que je continue de garder l'oeil ouvert pour trouver ses autres apparitions.
vendredi 21 décembre 2007
Les Soeurs Minami - épisode 2 - faire des "funny things"
Écrire à propos de Minami-Ke est extrêmement difficile. Pourquoi?Parce qu'il se passe rien!
Et pas juste un petit rien ordinaire. Non! Il ne se passe totalement et absolument rien. Full rien. C'est 100% plein de rien.
Et c'est parfait comme ça!
Mais n'empêche, ça ne me donne pas beaucoup de matière pour écrire. Bah, tant pis. C'est comme des vacances alors!
Alors voici ce que je propose. Je prends mes vacances et vous me promettez de ne rien tenter de bizarre ou d'étrange. Pas de "funny things", si vous voyez ce que je veux dire. Compris?
mercredi 12 décembre 2007
Réflexions sur Chobits
Pour une raison obscure, j'ai décidé de réécouter Chobits. En fait non, il n'y a rien de mystérieux là-dedans. Je cherchais juste une petite série légère à écouter dans l'autobus sur mon DS. De préférence une série sur laquelle je n'ai rien à dire afin de m'éviter de devoir écrire dans ce blogue. Sauf qu'évidemment, narF a toujours plein de choses à dire.
Chobits a été mon 2ème anime après Evangelion. À l'époque, je travaillais sur mes épisodes de Sérieusement Loin et je prévoyais ajouter un personnage robot appellé Buzz. J'avais élaboré un concept que je trouvais particulièrement original de personnage humanoïde avec un comportement d'ordi. Sauf que j'ai lu plus tard sur internet que mon idée avait déjà été faite dans Chobits. C'est pour ça que j'ai écouté la série. À l'époque, je l'avais trouvé particulièrement drôle (du moins la première moitié, avant le virage dramatique). Évidemment, en réécoutant certains épisodes par après, je me suis rendu compte que c'était loin d'être une très bonne série.
Je n'ai même pas envie de m'attarder sur le plan de l'humour de la série. On a affaire ici à un tas de jokes perverses et douteuses, la plupart du temps causé par cet enfoiré de Hideki qui ne sait pas se comporter en public. Non, définitivement, je n'ai pas envie de parler de ça, que je considère comme le pire aspect de la série. Quoique quand on y pense, Hideki n'est que le reflet des spectateurs otakus friand de ce genre d'humour désagréable. Mais passons...
Avouons-le, ces temps-ci, les otakus ont la vie dure. Beaucoup d'animes se moquent carrément d'eux (Lucky Star!), d'autre nous montre le phénomène à la manière d'un docu-fiction (c'est du moins ce que j'ai lu à propos de Welcome to the NHK). Mais beaucoup de série tente de dé-otakutisé les nerds-pas-de-vie écouteurs d'animes. Genre dans Evangelion justement. Dans EVA, toute la série était construite pour attirer le plus d'otakus possible, pour ensuite les balancer en bas d'une tour en leur disant à quel point ils sont pitoyable et en leur disant de sortir de chez eux pour parler à des vrais personnes au lieu de se borner dans leur univers d'animes douillet.
Dans Chobits, on retrouve un peu le même thème mais apporté avec un peu plus de subtilité. Ceux qui se rappellent d'Evangelion se rapellent surtout des 2 derniers épisodes dans lesquels on nous balançait des messages flash dans la figure en faisant une psychanalyse des personnages tordus de la série et en camouflant un flagrant manque de budget sous une couche artistique particulière. Dans Chobits, on se calme un peu le pompon et on y va plus doucement en utilisant des métaphores. D'abord, on nous présente un monde où les robots sont extrêmement réalistes et s'imbriquent dans la vie sentimentale des différents personnages. Hideki va même jusqu'à se demander s'il est vraiment amoureux de sa Chii. En soit, les thèmes abordés dans la série ne sont guères différents de ceux qui apparaissent dans les romans de science fictions d'Asimov. Mais on les abordent vraiment dans une optique d'obsession. Hideki devient obsédé par son robot. Les otakus sont obsédés par les petites filles d'animes. Je trouve que le parallèle est intéressant. Le message passe.
Ce qui est drôle, c'est justement qu'on nous présente Chii comme étant la fille parfaite. Non seulement elle est incroyablement jolie mais en plus CLAMP s'est amusé à lui faire porter tout un tas de costumes agichants. Mais la technique utilisé ici est la même que dans Evangelion : tenter d'accrocher le plus d'otakus possible. La preuve qu'ils ont réussit c'est qu'on voit encore des tonnes de cosplay de Chobits dans les conventions japonaises. Des tonnes de Chiis avec les tonnes de costume varié de la série. Et comble du fan service, une Chii jumelle version gothique qui fait des câlins à notre Chii dans sa robe blanche et pure. Les otakus aiment ça, leurs petits fantasmes ont été touchés et les animes plus récent en ont profité pour repiquer l'idée et la réutilisé au point d'en faire un cliché historique ou, comme on dit sur le net, un moe-mode!
Je parlais plus haut des métaphores dans Chobits. Ceux qui ont écouté Chobits se rappellent sans doute aussi des fameux albums d'histoire illustrées qui hypnotise Chii et semblent avoir été écrit précisément pour elle. L'auteure de ces livres d'écrit un monde qui ressemble à l'univers de l'anime mais où tout est schématisé. On y décrit une ville où les humains vivent chacun dans sa bulle, en obséssion avec leur "ça". Les "ça" sont décrit comme ayant le pouvoir de réaliser tout les voeux des humains et de les rendrent heureux. Mais les "ça" ne sont pas humains et Chii se dit que, si un jour quelqu'un venait à être obsédé par elle, il faudrait qu'elle s'en aille.
Ces fameux albums, qui nous dévoilent discrètement un paquet de mystères de l'animes, ont vraiment été fait pour être vague et imprécis. D'abord, pourquoi avoir écrit "ça" au lieu de simplement parler des robots? Est-ce qu'il y a un sens caché? Évidemment! Il y a deux niveaux d'abstraction dans ces livres. D'abord, on y fait une méthaphore de ce qui se passe dans la série avec Hideki qui devient amoureux mais aussi avec les autres personnages et leur robot. Mais ensuite, on peut aussi se dire que les livres d'écrivent le monde réel des otakus. Des gens qui deviennent obsédé par une seule et unique chose, qui vivent dans l'individualité sans jamais sortir de chez-eux. Chii se dit justement qu'il faudrait qu'ils sortent de chez eux pour expérimenter dans le monde réel.
La question est de savoir : est-ce que ça a fonctionné? J'en doute. Je suis d'ailleurs convaincu que peu de gens l'ai remarqué. Moi-même, la première fois que j'ai écouté Chobits, je n'ai absolument rien vu de tout ça. Je m'étais arrêter au premier niveau des livres où le "ça" désigne les robots. Comme quoi Clamp a réussit à nous passer un beau message critique de la société sans que personne ne s'en rende vraiment compte. Et le fait que Chobits soit aussi populaire dans les milieux otakus montre que la situation est plutôt ironique.
Je termine en donnant une petite mention pour la musique de la série. Ça colle vraiment bien et c'est plutôt original dans son genre. Et comme personne ne porte jamais d'attention à la musique, je m'efforce de la signaler quand c'est bon! En tout cas, ça compense pour l'animation très très minimaliste de la série!
Chobits a été mon 2ème anime après Evangelion. À l'époque, je travaillais sur mes épisodes de Sérieusement Loin et je prévoyais ajouter un personnage robot appellé Buzz. J'avais élaboré un concept que je trouvais particulièrement original de personnage humanoïde avec un comportement d'ordi. Sauf que j'ai lu plus tard sur internet que mon idée avait déjà été faite dans Chobits. C'est pour ça que j'ai écouté la série. À l'époque, je l'avais trouvé particulièrement drôle (du moins la première moitié, avant le virage dramatique). Évidemment, en réécoutant certains épisodes par après, je me suis rendu compte que c'était loin d'être une très bonne série.
Je n'ai même pas envie de m'attarder sur le plan de l'humour de la série. On a affaire ici à un tas de jokes perverses et douteuses, la plupart du temps causé par cet enfoiré de Hideki qui ne sait pas se comporter en public. Non, définitivement, je n'ai pas envie de parler de ça, que je considère comme le pire aspect de la série. Quoique quand on y pense, Hideki n'est que le reflet des spectateurs otakus friand de ce genre d'humour désagréable. Mais passons...Avouons-le, ces temps-ci, les otakus ont la vie dure. Beaucoup d'animes se moquent carrément d'eux (Lucky Star!), d'autre nous montre le phénomène à la manière d'un docu-fiction (c'est du moins ce que j'ai lu à propos de Welcome to the NHK). Mais beaucoup de série tente de dé-otakutisé les nerds-pas-de-vie écouteurs d'animes. Genre dans Evangelion justement. Dans EVA, toute la série était construite pour attirer le plus d'otakus possible, pour ensuite les balancer en bas d'une tour en leur disant à quel point ils sont pitoyable et en leur disant de sortir de chez eux pour parler à des vrais personnes au lieu de se borner dans leur univers d'animes douillet.
Dans Chobits, on retrouve un peu le même thème mais apporté avec un peu plus de subtilité. Ceux qui se rappellent d'Evangelion se rapellent surtout des 2 derniers épisodes dans lesquels on nous balançait des messages flash dans la figure en faisant une psychanalyse des personnages tordus de la série et en camouflant un flagrant manque de budget sous une couche artistique particulière. Dans Chobits, on se calme un peu le pompon et on y va plus doucement en utilisant des métaphores. D'abord, on nous présente un monde où les robots sont extrêmement réalistes et s'imbriquent dans la vie sentimentale des différents personnages. Hideki va même jusqu'à se demander s'il est vraiment amoureux de sa Chii. En soit, les thèmes abordés dans la série ne sont guères différents de ceux qui apparaissent dans les romans de science fictions d'Asimov. Mais on les abordent vraiment dans une optique d'obsession. Hideki devient obsédé par son robot. Les otakus sont obsédés par les petites filles d'animes. Je trouve que le parallèle est intéressant. Le message passe.
Ce qui est drôle, c'est justement qu'on nous présente Chii comme étant la fille parfaite. Non seulement elle est incroyablement jolie mais en plus CLAMP s'est amusé à lui faire porter tout un tas de costumes agichants. Mais la technique utilisé ici est la même que dans Evangelion : tenter d'accrocher le plus d'otakus possible. La preuve qu'ils ont réussit c'est qu'on voit encore des tonnes de cosplay de Chobits dans les conventions japonaises. Des tonnes de Chiis avec les tonnes de costume varié de la série. Et comble du fan service, une Chii jumelle version gothique qui fait des câlins à notre Chii dans sa robe blanche et pure. Les otakus aiment ça, leurs petits fantasmes ont été touchés et les animes plus récent en ont profité pour repiquer l'idée et la réutilisé au point d'en faire un cliché historique ou, comme on dit sur le net, un moe-mode!Je parlais plus haut des métaphores dans Chobits. Ceux qui ont écouté Chobits se rappellent sans doute aussi des fameux albums d'histoire illustrées qui hypnotise Chii et semblent avoir été écrit précisément pour elle. L'auteure de ces livres d'écrit un monde qui ressemble à l'univers de l'anime mais où tout est schématisé. On y décrit une ville où les humains vivent chacun dans sa bulle, en obséssion avec leur "ça". Les "ça" sont décrit comme ayant le pouvoir de réaliser tout les voeux des humains et de les rendrent heureux. Mais les "ça" ne sont pas humains et Chii se dit que, si un jour quelqu'un venait à être obsédé par elle, il faudrait qu'elle s'en aille.
Ces fameux albums, qui nous dévoilent discrètement un paquet de mystères de l'animes, ont vraiment été fait pour être vague et imprécis. D'abord, pourquoi avoir écrit "ça" au lieu de simplement parler des robots? Est-ce qu'il y a un sens caché? Évidemment! Il y a deux niveaux d'abstraction dans ces livres. D'abord, on y fait une méthaphore de ce qui se passe dans la série avec Hideki qui devient amoureux mais aussi avec les autres personnages et leur robot. Mais ensuite, on peut aussi se dire que les livres d'écrivent le monde réel des otakus. Des gens qui deviennent obsédé par une seule et unique chose, qui vivent dans l'individualité sans jamais sortir de chez-eux. Chii se dit justement qu'il faudrait qu'ils sortent de chez eux pour expérimenter dans le monde réel.
La question est de savoir : est-ce que ça a fonctionné? J'en doute. Je suis d'ailleurs convaincu que peu de gens l'ai remarqué. Moi-même, la première fois que j'ai écouté Chobits, je n'ai absolument rien vu de tout ça. Je m'étais arrêter au premier niveau des livres où le "ça" désigne les robots. Comme quoi Clamp a réussit à nous passer un beau message critique de la société sans que personne ne s'en rende vraiment compte. Et le fait que Chobits soit aussi populaire dans les milieux otakus montre que la situation est plutôt ironique.
Je termine en donnant une petite mention pour la musique de la série. Ça colle vraiment bien et c'est plutôt original dans son genre. Et comme personne ne porte jamais d'attention à la musique, je m'efforce de la signaler quand c'est bon! En tout cas, ça compense pour l'animation très très minimaliste de la série!
mercredi 21 novembre 2007
L'horrible Monsieur-Madame :: personnage tout-usage et running gag
Lucky Star est super populaire. Tout le monde en parle partout sur internet. On parle évidemment de Surpuissant Minoru Shiraishi qui chante à la fin, des nombreuses parodies de tout et n'importe quoi. Mais étrangement, tout le monde semble oublier quelque chose d'important. Suis-je le seul à l'avoir remarqué? Il y a en effet un running gag incroyable dans Lucky Star et personne n'en parle.
Ce n'est pas évident à expliquer. Il s'agit d'un personnage qui n'a pas de nom. D'un personnage qui revient au fil des épisodes sans jamais qu'on y prête attention. Sauf que ce personnage a une particularité. C'est un remplaçant. Un filler! En effet, à chaque fois qu'on le voit, il est dans un rôle différent. Qui plus est, il est presque pratiquement impossible de savoir si c'est un homme ou une femme. Comme dans les orphelins Baudelaires avec la personne qu'on arrive pas à dire si c'est un homme ou une femme!
Parce que je le trouve très laid, parce que c'est un homme qui prend des rôles de femme, et donc parce que je le trouve très drôle (quoique plutôt effrayant), j'ai décidé de recenser toutes ses apparitions dans Lucky Star. Vous allez voir, il y en a beaucoup!
J'ai commencé à le/la remarquer à l'épisode 9 alors c'est par là qu'on va commencer. Dans cette épisode, les 3 filles vont manger dans un restaurant de patisserie qui fonctionne comme un buffet chinois. Notre cher monsieur-madame est ici déguisé en serveuse qui explique le fonctionnement du restaurant.
Plus tard dans l'épisode, les deux jumelles rencontre une madame dans la rue qui les complimente sur leurs résultats scolaires. C'est encore une fois le monsieur-madame qui s'est déguisé. Malheureusement pour lui, sa voix unique (une voix d'homme qui essaye de passer pour une femme) l'a trahit!
C'est tout pour l'instant. Je vous promet de passer chaque épisode au peigne fin pour déceler toute trace de celui/celle que j'ai décidé d'appeller l'effroyable monsieur-madame!
Ce n'est pas évident à expliquer. Il s'agit d'un personnage qui n'a pas de nom. D'un personnage qui revient au fil des épisodes sans jamais qu'on y prête attention. Sauf que ce personnage a une particularité. C'est un remplaçant. Un filler! En effet, à chaque fois qu'on le voit, il est dans un rôle différent. Qui plus est, il est presque pratiquement impossible de savoir si c'est un homme ou une femme. Comme dans les orphelins Baudelaires avec la personne qu'on arrive pas à dire si c'est un homme ou une femme!
Parce que je le trouve très laid, parce que c'est un homme qui prend des rôles de femme, et donc parce que je le trouve très drôle (quoique plutôt effrayant), j'ai décidé de recenser toutes ses apparitions dans Lucky Star. Vous allez voir, il y en a beaucoup!
J'ai commencé à le/la remarquer à l'épisode 9 alors c'est par là qu'on va commencer. Dans cette épisode, les 3 filles vont manger dans un restaurant de patisserie qui fonctionne comme un buffet chinois. Notre cher monsieur-madame est ici déguisé en serveuse qui explique le fonctionnement du restaurant.
Plus tard dans l'épisode, les deux jumelles rencontre une madame dans la rue qui les complimente sur leurs résultats scolaires. C'est encore une fois le monsieur-madame qui s'est déguisé. Malheureusement pour lui, sa voix unique (une voix d'homme qui essaye de passer pour une femme) l'a trahit!C'est tout pour l'instant. Je vous promet de passer chaque épisode au peigne fin pour déceler toute trace de celui/celle que j'ai décidé d'appeller l'effroyable monsieur-madame!
Mur émotif avec Lucky Star 17
Décidément, on a vraiment eut droit à un épisode super chargé, super intense et super jokes sans jamais s'arrêter une seconde pour reprendre son souffle. À un point tel que je suis physiquement épuisé et que j'en perd mes mots.Mais le plus important, le plus étrange...
Le principe des oppositions est vraiment quelque chose de fort. Avec une série aussi loufoque que Lucky Star, on s'habitue à un rythme rapide et peu sérieux. C'est pourquoi, quand on est arrivé à la seconde moitié de cet épisode, on a frappé un mur. Soudainement, l'histoire prenait un tournant dramatique. Oh ce n'était rien de particulièrement grave. Juste une petite querelle du quotidien entre membres de même famille. Mais puisque la première moitié nous a fait tant rire, ce soudain virage mélancolique prend des proportions gigantesques.(attention, ça devient sérieux!)
Ce phénomène là est basé sur un principe sur lequel j'ai lu récemment dans un article qui parlait de références émotives dans les jeux vidéo et de comment favoriser une réaction plus personnelle et des émotions de la part du joueur. L'article parlait de notions beaucoup trop complexes pour que je les aborde ici mais en gros, ça parlait de tenter de recréer une réaction physionomique chez le joueur pour ensuite lui ressortir des souvenirs associés à l'émotion qu'on chercher à lui faire ressentir. (Pour ceux que ça intéresse, l'article fait 9 pages sur Gamasutra)
Tout ça pour dire que cet épisode de Lucky Star (et certains autres auparavant dans une moindre mesure) a réussit là où des tonnes d'autres animes et films ont échoués. C'était vraiment une expérience spéciale.
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